Marie-Noëlle DÉCORET à la Galerie Artaé du 18 novembre au 31 décembre

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Marie-Noëlle DÉCORET à la Galerie Artaé du 18 novembre au 31 décembre

Un regard discret, tout en retenue sur le Couvent de la Tourette

 

 

 

La Galerie Artaé (Lyon 3ème) exposera du 18 novembre au 31 décembre 2010 une artiste emblématique du courant minimaliste (ou immatériel ?): Marie-Noëlle DÉCORET.

 

Après avoir été sélectionnées pour le solo show off durant la Fiac de Paris en octobre, Marlène Girardin – Directrice d’Artaé- a convaincu l’artiste de prolonger ce merveilleux parcours en présentant dans sa galerie lyonnaise sa célèbre série de photo consacrées au Couvent de la Tourette.

 

 

Le projet de Marie-Noëlle DÉCORET au couvant de la Tourette 

 

Le couvent de la Tourette, construit par Le Corbusier en 1956 à Eveux sur l’Arbresle dans le Rhône,  est destiné à la formation des frères Dominicains.

 

Marie-Noëlle DÉCORET travaillant pour partie sur des lieux de retrait construits par l’homme et pour l’homme a entrepris de photographier les cellules du couvent aux solstices et aux équinoxes. Sa démarche s’inscrit dans la continuité de ses séries photographiques Tunnels et Chambres d’isolement.

 

Le 20 mars 2006 elle investit les lieux pour ses premières prises de vues. Elle bénéficie à ce moment d’une période charnière dans l’histoire du couvent avec l’amorce des travaux de réfection de l’oeuvre de Le Corbusier. Trois ans plus tard, ils célèbreront le cinquantenaire de sa fondation.

 

Pendant une année, à chaque changement de saison, à heure fixe et se limitant à quatre cadrages par lieu photographié, l’artiste saisi ponctuellement les cellules du couvent –espaces d’étude, de réflexion et de labeur –

 

À chaque solstice et équinoxe Marie-Noëlle DÉCORET fixe la lumière, capte ses nuances et son inclinaison qui pénètrent ces lieux silencieux.

 

Elle réalise d’autres prises de vue à l’intérieur du bâtiment - à la bibliothèque tout particulièrement - lors du solstice d’hiver qui marquera sa dernière intervention.

 

En surgissent des images ou des suites d’images de ce temps suspendu, avant que les murs ne s’imprègnent et ne se lissent sous la netteté des grands travaux de restauration de l’édifice.

 

Transcrire de façon récurrente, l’empreinte, l’esprit d’un lieu

 

Les images de Marie-Noëlle DÉCORET, que ce soit celles réalisées au couvent de la Tourette ou pour d’autres séries  (Tunnels, Chambres d’isolement, Traces, etc.) se classent dans les immatérielles.

 

L’objectif de l’artiste est de représenter le moins pour exprimer le plus.

 

Ses sujets sont fugaces, souvent imperceptibles : nous en restent la lumière, le silence, le temps, les traces des occupants successifs…

 

Ses images de LA TOURETTE nous révèlent le rythme et la vie d’une communauté comme le travail de réflexion qui se développe dans l’ architecture emblématique du Corbusier.

 

Alors qu’une confrontation avec l’architecture de Le Corbusier reste un exercice aussi risqué qu’audacieux, Marie-Noëlle DÉCORET a réussit, par son appréhension de l’espace, à glisser vers une connexion sûre et sensible de l’esprit des lieux. Cette confrontation magistrale a eu lieu lors de l’inauguration du Couvent rénové en 2009 lors de la 9ème biennale d’Art Contemporain.

 

C’est cette  transcription magistrale, tant par la technique que par l’émotion qui se dégage de cette magnifique série de photographie de Marie-Noëlle DÉCORET que la Galerie Artaé propose de découvrir du 18 novembre au 31 décembre.

 

Vernissage : le 18 novembre à la Galerie

 

La galerie ARTAÉ présentera les œuvres de Marie-Noëlle DÉCORET à Show Off, foire unique du solo show à Paris durant la FIAC.

Show Off

Stand A 10

Du 21 au 24 octobre 2010

Port des Champs Elysées

Paris VIIIème

www.showoffparis.fr

 

Les photographies présentées seront celles de la série Tunnels dont trois d’entre elles figurent dans la collection du Centre Georges Pompidou

Contact presse : Catherine CERVONI

06 26 27 67 07

presselyon@hotmail.fr

 

Contact galerie Artaé: Marlène GIRARDIN

11, rue Aimé Collomb – 69003 LYON

06 12 78 27 11 - 04 78 38 31 57

contact@artae.fr

www.artae.fr                                                                 

 

 

 

Marie-Noëlle DÉCORET

Son Parcours

 

 

En 1994, Marie-Noëlle DÉCORET rompt avec son travail de peintre pour entreprendre, à Rome lors de son séjour à la Villa Médicis, une réflexion sur le mouchoir - l’objet - regardé comme carré blanc. Elle expose ce travail à la Chartreuse de Sainte-Croix en Jarez avec le Frac Rhône-Alpes[1] ainsi qu’à la galerie Georges Verney-Carron à Villeurbanne [2]. Parallèlement à ce travail, elle compose un inventaire photographique d’affiches publicitaires rencontrées depuis l’Italie, sur l’image de la femme dévoilée, offerte, en milieu urbain. Elle débute la réalisation de ses Peintures d’aveugle en 1995. En 1996, elle obtient une bourse Villa Médicis hors les murs pour un projet d’œuvres en filigrane qu’elle réalise au sud de Naples, à Amalfi, jusqu’en 1997. Ces quatre déclinaisons sont présentées à Genève en 1998 au Showroom Manzoni [3].

            En 1999, la Délégation aux Arts Plastiques lui commande une œuvre en passementerie dans le cadre du projet Métissages [4], exposé en Europe, Asie, Amérique.

La même année, elle reçoit une aide à la production de la Caisse des dépôts et consignations pour ses images photographique de Tunnels et trois épreuves de cette série se trouvent dans la collection du Centre Pompidou [5]. En 2000, elle obtient une aide individuelle à la création pour la réalisation d’une installation sonore [6]. De 2002 à 2004, elle conçoit et réalise une œuvre spécifique pour le Pôle Optique Rhône-Alpes à Saint-Étienne, Histoire de voir [7], alors qu’en 2003, le Centre d’art de la Villa du Parc à Annemasse montre un ensemble de ses réalisations, dont l’installation Elle… accompagnée de son édition [8]. Entre 2003 et 2004, elle photographie les épaves mises au jour lors de la construction d’un parc souterrain [9]. L’année 2005 voit ses images de la série Portraits réfléchis au musée de Beaux-arts de Shanghai [10], ainsi que sa participation en résonance avec la biennale d’art contemporain de Lyon, Expérience de la durée, à l’Institution des Chartreux [11].

            Depuis 2002, elle conduit un travail sur la chambre d’isolement vidée de présence, en hôpital psychiatrique. En 2006, elle réside à l’Institut culturel français de Dakar où elle photographie des enfants déguisés pour Mardi gras[12] tout en menant, en France, au couvent de La Tourette édifié par Le Corbusier, quatre séries de prises de vue sur les cellules des Dominicains au moment des solstices et des équinoxes. Cette intervention fait l’objet d’une exposition dans le couvent en réfection en résonance avec la biennale d’art contemporain de Lyon, et d’une édition [13] à l’automne 2007. En 2009, elle présente son travail de céramique à la Biennale de Châteauroux [14] alors que les œuvres de la collection du Frac Franche-Comté sont exposées à la Saline royale d’Arc et Senans. En 2010, une de ses œuvres figure dans l’exposition elles[15] du Centre Georges Pompidou. À l’automne 2010, avant d’exposer à la galerie ARTAÉ, Marie-Noëlle DÉCORET va participer avec cette même galerie à Show Off, la foire unique du solo show à Paris durant la FIAC.

 

            Marie-Noëlle DÉCORET intervient ponctuellement en milieu scolaire. Ses œuvres figurent dans les collections de l’artothèque et de la Ville de Lyon, de la Ville de Vénissieux, du Frac Franche-Comté, de la Sacem, la Bibliothèque Nationale, le Fnac ainsi qu’au Centre Pompidou



[1]  Silencieuse, catalogue, entretien avec Yannick Miloux, Chartreuse de Sainte-Croix en Jarez, Frac Rhône-Alpes,   1996.

[2]  La Révélation ou le goût du blanc, catalogue, texte Valérie Mavridorakis, galerie Georges Verney-Carron, 1996-1997.

[3]  Showroom Manzoni, Genève, Claude-Hubert Tatot, Papiers Libres n°15, décembre 1998.

[4]  Immanence, fil d’or, guipure d’or et crête d’or, Fonds national d’art contemporain (FNAC) catalogues.

[5]  Les Peintres de la vie moderne, donation Caisse des Dépôts et Consignations, Centre Pompidou, 2006.

[6]  L’Arrière-pays, Fiacre, Drac Rhône-Alpes.

[7]  Portraits réfléchis, textes Sylvie Lagnier, Yves Sabourin, éditions Lieux Ditsi/ Saint-Étienne Métropole, 2007.

[8]aCartes blanches, Villa du Parc, Annemasse. Elle… 230 exemplaires. Elle Expose, Claude-Hubert Tatot, www.Plumart.com

    n° 53  mai 2003.

[9]  Les Bateaux de Saint-Georges, portfolio, texte de Pierre-Jean Rémy, de l’Académie française, Lyon Parc Auto, 50 ex. 2004.

[10] Paris à Shanghai, trois générations de photographes français, Arles, Actes Sud, textes Jean-Luc Monterosso et       aaSophieiSchmit, 2005.

[11] Memento des vivants, texte Bruno Martin ; Regarder du temps, texte Claude-Hubert Tatot.

[12] Portraits déguisés, Portraits réfléchis, catalogue, textes Pierre-Jean Rémy, de l’Académie française et Sylvie Lagnier, galerie  aaLe Manège, Centre culturel français, Dakar, Sénégal, 2006.

[13] À distance, textes Camille Fallen / Jean-Luc Nancy, Sylvie Lagnier, éditions de La Tourette, Éveux, septembre 2007.

[14] Anima, animalia, XVème biennale de la céramique, texte Yves Sabourin, Châteauroux 2009

[15] elles@centrepompidou, juin 2009 – juin 2010

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